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Florent Segear : profession, maréchal-ferrant itinérant

d'après un article du Progrès

Florent Segear : profession, maréchal-ferrant itinérant

 

 

 

Autrefois, les chevaux allaient à la forge, aujourd’hui le plus souvent, c’est le maréchal ferrant qui se déplace. Rencontre avec Florent Segear, intervenant au ranch d’Hélie de Saint-Romain-enGal. Agé de 50 ans, il possède son atelier à Loire-sur-Rhône.

Florent Segear, comment êtes-vous venu à faire ce métier ?

« À 16 ans, je pratiquais le horse ball, je voulais travailler à l’extérieur, être mon propre patron. J’ai donc appris le métier au CFA du Cadre noir de Saumur où l’exigence est portée à son plus haut niveau. J’ai travaillé 2 ans dans le Calvados, en 1996 avant de m’installer à Loire comme artisan ».

Comment exercez-vous votre métier ?

« Je travaille parfois en liaison avec un vétérinaire, dans un haras, en centres équestres, à l’atelier, en itinérant à 50 kms alentours. Je transporte l’outillage et la forge ambulante au gaz dans mon véhicule. Les sabots sont soumis à rudes épreuves, il faut donc ferrer un cheval toutes les 6 semaines ».

Quelles sont les qualités requises pour faire ce métier ?

« Il faut savoir travailler le métal, avoir un sens aigu de l’observation, déployer des trésors de patience. Connaître l’anatomie du cheval, membres, pieds. Mais aussi être disponible en cas d’urgences (fourbures, abcès) qui requièrent des interventions rapides. J’ai formé des dizaines d’apprentis pour transmettre ce métier passionnant. Je travaille désormais à mi-temps. »

 


Comment bien ferrer un cheval

Florent Segear nous explique comment il s’y prend pour ferrer un cheval au quotidien.

« Le propriétaire tient le cheval, lui parle, le rassure. Je maintiens son pied entre les cuisses, supportant son poids, j’ai une bonne aisance pour travailler. C’est très physique. Je procède au déferrage du vieux fer, avec la tricoise j’enlève les rivets. Avec la lame tranchante du rogne-pied, je cure la sole, ôtant les excès de corne. J’enlève, boue, poussière, cailloux, et autre crottin, accumulés sous le sabot. La corne fraîche et blanche apparaît. Je peaufine à la râpe pour obtenir une sole égalisée, plate. Le ferrage peut commencer avec un fer à la bonne taille. La forme des sabots antérieurs et postérieurs est différente, chez tous les chevaux. Il est indispensable de choisir un fer spécifiquement pour chaque sabot. Je chauffe le fer jusqu’à ce qu’il soit malléable avant de l’ajuster. Vient le brochage, le fer est posé sur la sole, je broche en faisant passer les clous dans les étampures du fer, sans blesser le cheval en le piquant, en enfonçant le clou dans la chair feuilletée, une partie vivante. Les clous pointent vers l’extérieur. Je replie et coupe les pointes contre le haut du sabot. Je lime la paroi. »


 

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