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Olivier Pasquier, converti au maraîchage bio « par hasard »

D'après un article du Progrès

Olivier Pasquier, converti au maraîchage bio « par hasard »

À 34 ans, Olivier Pasquier s’intéresse au maraîchage depuis dix ans. Il a monté sa propre exploitation en 2016 et tente de la stabiliser en louant une autre parcelle à Condrieu. Portrait d’une reconversion dans un secteur compliqué : l’agriculture et le bio.

Les serres, en bio, ne servent pas à chauffer mais à contrôler la pluie. En ce moment, Olivier Pasquier y cultive aubergines et tomates.  Photo Progrès /Maud LAMASSIAUDE

« Je suis parti de zéro. Je suis croix-roussien. J’avais une entreprise de bâtiment et je suis arrivé au maraîchage par hasard », explique Olivier Pasquier. Il loue deux parcelles de 1ha à Condrieu et la même surface à Tupin-et-Semons.

En 2011, il passe une saison chez ses beaux-parents de l’époque dans leur ferme bio de la Vallerine (Chapelle-Villars). Il y restera trois ans. Il enchaîne avec une saison chez Gontel puis varie les plaisirs en passant une saison dans les vignes de Bonserine. Il revient au maraîchage en passant quatre mois à L’Arbresle chez un maraîcher conventionnel. En 2016, il s’installe à son compte en récupérant une friche bio. « Il a fallu enlever les souches, construire des serres, mettre en place un système d’irrigation… » Pendant trois ans, il cultive sur 0,8 ha.

Désherbage à la pioche et au tracteur

Olivier Pasquier possède le label Ecocert depuis le premier jour. « Sans ce label, je ne pourrais pas vendre. Je ne peux pas non plus mélanger légumes bio et non bio. J’ai aussi l’obligation de faire tourner mes variétés de légumes. » Dans ses 1078 m² de serres (qui permettent non pas de chauffer (1) mais de maîtriser la pluie), il cultive tomates, aubergines, melons… Dans ses champs, radis, patates douces, panets… poussent dans des rangées désherbées à la pioche et au tracteur. Il passe toujours au même endroit pour semer, planter et réaliser des « planches permanentes. […] Ça serait un non-sens que de passer le tracteur à différents endroits, sur de la terre dure comme de la pierre. »

Après une mise en relation par la mairie avec une propriétaire, il est en passe de signer un bail pour une parcelle de 0,4 ha à Condrieu : « C’est une question vitale pour moi. Le chiffre d’affaires est au m². Je n’ai pas de problème de rendement mais de surface et de bâtiment. Je ne peux pas emprunter pour une chambre froide, je ramasse juste ce qu’il faut, je brade ou donne ce qu’il me reste et ne pratique pas de vente sur l’exploitation. »

Des mois parfois sans salaire

Il fournit trois Amap (2) : devant la mairie de Chonas, le centre social de Villeurbanne et le collège de Tassin (90 paniers/semaine). Il livre aussi un magasin de primeurs à Oullins. Il a enfin obtenu en juillet dernier une place sur le marché de Condrieu. Il effectue trois récoltes par semaine l’hiver et quatre l’été. Il est épaulé par une employée trois jours par semaine de mars à novembre. « L’hiver je me débrouille seul. » Un dur labeur pour des mois parfois sans salaire. « J’irai jusqu’au bout. Je ferai tout ce qu’il faut pour ça fonctionne. »


(1) En bio, il est interdit de vendre des légumes chauffés. (2) AMAP = Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne


 

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