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Éleveurs de chèvres : un métier de liberté mais très intense

d'après un article du Progrès

Éleveurs de chèvres : un métier de liberté mais très intense

 

 

 

 

Mathieu Poinard a 33 ans, son frère Jean-Baptiste en a 42. À eux deux, ils forment le GAEC des 3 étangs. Leur activité, c’est l’élevage de chèvres. Leur troupeau se compose de 286 chèvres, 70 chevrettes et 10 boucs, tourné sur la production de lait. Nous les avons rencontrés, afin d’évoquer avec eux leur métier.

Mathieu et Jean-Baptiste Poinard, deux éleveurs de chèvres, ont à leur tête un troupeau de plus de 350 bêtes.  Photo Progrès /Odile ROBERT

 

En 2009, ils créent leur entreprise et reprennent le foncier de leur père, ancien agriculteur. Il leur faudra un an et demi de travail pour rebâtir à eux deux leurs locaux destinés à l’élevage de chèvres.

Leur formation ? Avec un bac en poche, Mathieu continue pour un BTS. Quant à lui, Jean-Baptiste possède un bac pro.

Les terrains : ils ont 93 hectares, dont 53 sont destinés à la production laitière. Le reste en pâturage est mis en pension pour des vaches et des chevaux, mais c’est d’un très faible apport.

De quoi vivez-vous ?

« La production de lait s’élève à 236 000 litres par an. Le ramassage de lait se fait tous les trois jours par la coopérative Eurial Agrial, basée à Pélussin. Cette production nous permet de payer nos charges. L’indemnité donnée à l’hectare fait notre salaire… Dans ce métier, soit on investit, soit on se paye. »

Pourquoi le choix d’un élevage de chèvres ?

« Une chèvre est plus manipulable qu’une vache et moins compliqué en alimentation. La production de lait est saisonnière, de mi-janvier à mi-novembre. Début janvier jusqu’au mois de mars, elles mettent bas un à trois chevreaux. On garde les chevrettes, les chevreaux partent à l’engraissement. On nous en donne 60 centimes le kilo ! Cette période est une période intense de travail, avec la récolte des foins, on ne compte pas nos heures. »

De quoi se nourrit une chèvre ?

« Chez nous, le foin est prioritaire, séché par nos soins. En 2014, nous avons installé une salle de séchage à l’aide de capteurs solaires. On récupère la chaleur entre le fibro ciment et l’isolant du toit, un ventilateur aspire et ventile le foin. Elles ont aussi du maïs grain accompagné d’un mélange de céréales. »

Avez-vous du temps pour des loisirs ?

Matthieu et Jean-Baptiste travaillent un week-end sur deux. Ils sont tous les deux chasseurs. Mathieu fait de la moto, tandis que Jean-Baptiste s’adonne au VTT.

« Ce qui nous plaît dans ce métier c’est notre grande liberté, on touche à tout, et ce métier nous correspond pleinement à tous les deux. »

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