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Jean-Paul Suc, apiculteur : « Le dérèglement climatique ne simplifiera pas notre métier »

d'après un article du Progrès

Jean-Paul Suc, apiculteur : « Le dérèglement climatique ne simplifiera pas notre métier »

 

 

 

Jean-Paul Suc exerce le métier d’apiculteur depuis 1985. Pour lui le métier est mal connu. Il a commencé son activité avec 40 ruches, puis a multiplié les essaims, à ce jour il a 250 ruches. Rencontre.

Jean-Paul Suc est apiculteur depuis 1985.  Photo Progrès /Odile ROBERT


Comment se passe une saison ?

« Au printemps j’effectue la visite pour voir comment les essaims ont passé l’hiver. Je vois à l’intérieur de la ruche la taille de la grappe ce qui signifie la grosseur de la colonie d’abeilles. Le redémarrage a lieu lorsque le pollen se manifeste. Dès lors, il faut préparer les ruches qui accepteront de nouvelles colonies, ce sont les essaims de l’année fabriqués dès le mois d’avril. »

Peut-on constater la présence de parasites ?

« Hélas oui, voilà plus de 40 ans que le parasite varroa est là. Ce parasite est venu d’Indonésie et il se développe l’été. Aucun traitement n’est efficace à 100 %. Mais d’autres problèmes affaiblissent les colonies d’abeilles. En effet, depuis plus de 25 ans l’insecticide systémique fait des ravages. La graine plantée par l’agriculteur est enrobée et traitée avant sa mise en culture. Lors de la floraison, nos abeilles vont butiner ses plantes et le constat est terrible, leur système nerveux est touché, il arrive que l’abeille ne sache plus retrouver sa ruche. »

Le dérèglement climatique peut-il également avoir une influence sur les ruches ?

« L’année 2021 a été redoutable. L’hiver s’est arrêté trop tôt, en février les abeilles ont pondu, fin mars de grandes colonies étaient là, en avril le gel a détruit les fleurs, plus de nectar. Il a fallu que j’achète du sirop pour sauver mes abeilles de la famine, et ce jusqu’à fin mai. »

Comment voyez-vous l’avenir ?

« Je ne suis pas confiant en l’avenir, j’aime mon métier, mais je reste réaliste, le dérèglement climatique associé aux intoxications diverses ne simplifiera pas notre métier. »

Comment écoulez-vous votre production ?

« Je vends sur les deux marchés locaux à une clientèle qui reste fidèle et qui connaît mes produits depuis ces nombreuses années. »

 

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